Doit on considérer l’environnement sonore comme un attribut du territoire ?
Murray Schafer, père de l’écologie acoustique, défini le paysage sonore
comme « une combinaison de matériau et d'activité humaine. »
Les chercheurs ont identifiés qu’il existait bien un véritable «
paysage sonore » pour chaque territoire géographique ; restreint
cependant.
Un cycle sonore qui rythme la vie et modèle sans doute en partie les populations.
Murray Schafer dresse les « portraits sonores » de chaque territoire,
ville, village. Il a découvert que "plus un son est ancien, plus il est
aimé ; plus il est récent, plus il est craint et peut engendrer des
phobies" source Le Monde 16.01.2006
Les citadins comme les villageois "ont besoin d'ancres sonores" qui
constituent autant de repères. Ainsi, bon nombre d’exemples ont
démontré qu’un environnement sonore, s’il peut être bien entendu
nuisible, peut devenir également indispensable. Un villageois qui
n’entendrait plus les cloches de l’église voisine aurait ainsi...du mal
à s’endormir. Murray Schafer s'attache à déterminer les bruits
dominants et les marques sonores engendrées par l'activité humaine.
Si ces études ne sont compatibles qu’avec des territoires de faible
surface (une ville de quelques milliers d’habitants tout au plus, ou un territoire rural un peu plus important), leur résultat
pourrait sans doute permettre de mettre en avant un nouvel attribut
intéressant pour un territoire.

Les commentaires récents