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Grippe Aviaire, la gestion de la crise démarre mal...

CanardDans une note récente sur la gestion de la crise de la grippe aviaire et de ses effets potentiels sur l'image des marques territoriales, nous vous indiquions combien il était important que les collectivités locales soient informées préalablement aux médias. Ca démarre plutôt mal avec le cas découvert dans la commune de Joyeux dans l'ain. Tous les médias ont pris l'antenne en faisant un gros plan sur quatre entités concernées :
La mairie de Joyeux, la préfecture de l'Ain, la direction des services vétérinaires et le ministère de l'agriculture.
Le premier concerné, Marius Brocard, maire de la petite commune, indique devant la caméra "qu'il a été averti par la Presse", "qu'il n'était pas au courant qu'un canard était contaminé", et que personne ne l'a averti d'un périmètre de sécurité "je n'ai vu aucun gendarme"....
Le deuxième, préfet de l'Ain, n'a été informé qu'au même moment par la presse. Il se félicitait d'ailleurs le matin même dans une conférence qu'aucun cas n'ait été détecté dans son département !
La direction des services vétérinaires affirme qu'un périmètre a été mis en place, tout comme le ministère qui indique qu'une zone de 3km de protection autour du lieu de découverte est maintenant en place. Mais à l'heure où les médias font leur une, tout le monde a beau explorer Joyeux, personne n'y trouve le moindre gendarme ou homme en blanc...
Tous les journaux relatent cette histoire, en se demandant, comme la tribune de Genève, "si le dispositif d'alerte grippe aviaire fonctionne aussi bien que l'assurent les autorités françaises"
Comme nous l'avions indiqué, les effets sur l'image de la gestion de crise fonctionnent en cascade, et sont immédiats : Le maire est interviewé, le préfet également, et les premières entités sont immédiatement décrédibilisées en impactant directement sur l'entité mère, ministère ou gouvernement.
Si ce premier cas est anecdotique, il montre à quel point le manque d'information des élus et l'absence de messages cohérents peut avoir un impact négatif immédiat sur l'image de marque des territoires concernés. On aurait sans doute préféré voir Monsieur Brocard, maire de Joyeux et charmant personnage en bleu de travail, indiquer que sa belle région était au courant, préparée et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

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Intercommunalité : bilan 2005 (communiqué de presse)

rcoIntercommunaliteCommuniqué du service de presse de la présidence de la République. 15.02.06
Le ministre délégué aux collectivités territoriales Brice HORTEFEUX a présenté une communication relative au bilan de l'intercommunalité au 1er janvier 2006.
A cette date, l'intercommunalité à fiscalité propre concerne 89 % des communes et 85 % de la population française.
On compte 2 572 établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, soit 47 de plus que l'an passé (2 388 communautés de communes, 164 communautés d'agglomération et 14 communautés urbaines).
L'extension de la taxe professionnelle unique (TPU) se poursuit et 2005 est la première année où plus de 40 millions de Français habitent au sein d'un groupement disposant d'une TPU.
L'année 2005 a été marquée par plusieurs rapports critiques sur le fonctionnement de l'intercommunalité en France. Celui de la Cour des comptes, sans remettre en cause le bien fondé de la démarche, a mis en évidence le caractère parfois hâtif et souvent inachevé du mouvement intercommunal.
Le ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, et le ministre délégué aux collectivités territoriales ont, par une circulaire du 23 novembre 2005, tiré les conséquences du rapport de la Cour des comptes et engagé une démarche reposant sur trois priorités :
- élaboration, avant le 30 juin 2006, dans chaque département, d'un schéma de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale ;
- définition plus précise de la ligne de partage des compétences entre communes et groupements de communes avant le 18 août 2006 ;
- clarification des relations financières entre les communes et les groupements pour une répartition plus équitable de la charge fiscale locale.
Cette démarche permettra un approfondissement de l'intercommunalité.

Mise à jour du 20/02 : une nouvelle note contenant des liens vers les statistiques vient d'être publiée :  > statistiques de l'intercommunalité

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Affaire Clemenceau, l'image de la France sauvegardée ?

Clem_1Le Clemenceau est donc de retour, sur ordre du Président de la république (1). L'affaire Clemenceau a-t-elle pris fin pour autant ? Y a t il eu un impact sur l'image de la marque territoriale "France" ?
Dans une note récente sur l'affaire clemenceau, nous indiquions que d'un point de vue "risque marketing", tous les éléments montraient que le risque était prévisible, et que l'impact sur l'image de marque de la France était potentiellement important.

D'un point de vue marketing, cette affaire ressemble en tous points à la gestion d'une crise de "retrait de produit". L'équation est simple et les règles constantes :
1/ Si un produit présente un risque, retirez-le immédiatement de la vente.
2/ Devancez les médias.
3/ Offrez une information constante, juste et sincère.
4/ Montrez une image responsable.
5/ Offrez un point central d'information et une seule version des faits.
On voit bien ici qu'aucune de ces règles n'a été appliquée par les acteurs. Mais pour autant, on peut imaginer que l'affaire Clemenceau n'aura que peu d'impact sur l'image de marque de la France.

Le retrait annoncé a été décidé par la France. Les titres de la presse internationale sont rédigés en ce sens, en indiquant que c'est bien Jacques Chirac qui a ordonnée le rapatriement du Clemenceau. En terme de communication, Jacques Chirac ayant oeuvré depuis longtemps dans le sens de l'environnement au niveau mondial, les populations étrangères - Indiens non compris - interpréteront que la France a été responsable dans cette affaire en conservant son bien contaminé.
Reste à convaincre la population Française elle-même. C'est au retour du Clemenceau que tout se décidera. A ce moment là, le chantier de désamiantage devra répondre au besoin d'information de la population, en offrant une transparence totale sur sa gestion. Les Français devront pouvoir se rendre compte par eux-mêmes que le chantier de désamiantage présente toute les précautions requises, et devront pourvoir suivre l'avancée du chantier en temps quasi-réel.

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(1)Par une décision en référé du 15 février 2006, le Conseil d'Etat a décidé de suspendre le transfert de l'ex-porte-avions français «Clemenceau» vers un chantier indien, où il devait être désamianté et démantelé. Jacques Chirac a immédiatement ordonnée le retour du Clemenceau en France.

Grippe aviaire : anticiper les effets sur l'image de la marque territoriale

Coq_1

La grippe aviaire n'a pas encore frappé la France, mais il serait utopique de penser que nous pouvons l'éviter. Il est tout à fait probable que l'une de nos régions subira très prochainement l'arrivée du virus, malgré les différentes mesures de confinement qui ont été prises. Alors, quelles peuvent en être les conséquences sur l'image de marque du ou des territoires concernés ?
Tout dépendra du niveau d'anticipation et de réponses qui ont été imaginées et prévues en amont de la crise, à la fois par les collectivités locales et au niveau national.Phénomène très largement relayé par les médias du monde entier et qui n'a pas encore touché un pays comme la France (1er producteur Européen de volailles, 4ème exportateur mondial), la grippe aviaire est un bon exemple de risque marketing qu’il faut savoir anticiper. La grippe aviaire est un risque majeur à l’échelle du Pays. Et les conséquences d’une mauvaise gestion de crise, même locales, seraient immédiatement relayées en cascade jusqu’au niveau national. Il est donc urgent tout à fait urgent que chaque organe de gestion territoriale, ville, communauté, département, région et état se réunissent et offre un point central d’information.
Le fait que tel ou tel organe de décision soit juridiquement seul responsable du traitement des conséquences de l’arrivée du virus importe peu, puisque en terme d'image tous les territoires sont concernés.
Quel serait les effets sur la marque d’une collectivité locale qui ne réagirait pas immédiatement à la crise, lorsque l’on sait que les médias attendent déjà l’information ? Un désastre, bien entendu. Tant au niveau Local, que régional, et national.
D’un point de vue communication, la grippe aviaire (tant que le virus n’a pas muté) est en fait une chance. Parce qu’il est facile de prévoir les différents scénarios à mettre en place pour devancer et informer régulièrement les médias avec une attitude responsable et une image de contrôle. Vous avez quelques semaines ou quelques mois pour vous y préparer...

Clemenceau : mauvaise gestion de la marque "France"

GreenpeaceL'affaire du clemenceau et de son amiante est un cas d'école de mauvaise anticipation et gestion de communication de crise. Au-delà de tout point de vue écologiste ou politique, l'état a sans doute négligé le risque marketing et son impact sur l'image de la marque territoriale "France", qui était pourtant tout à fait prévisible. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette affaire un scandale pouvant impacter négativement et durablement sur la marque : un emblème national, une menace toxique, l'écologie, la mondialisation, le conflit Nord-Sud ...
S'y rajoute le désaccord des Français et celui des Indiens :
En France, un sondage exclusif réalisé par l’institut CSA (pour les associations Greenpeace, Andeva, Comité anti-amiante Jussieu, FIDH et Ban Asbestos), révèle qu’une très forte majorité de Français (68%) veulent que le Clemenceau soit rapatrié en France pour être désamianté. (source: greenpeace).
ClemenceauEn Inde, selon un sondage publié le 11 février 2006, 70 % des Indiens se prononcent contre le désamiantage du Clemenceau en Inde. Ce sondage a été réalisé auprès de 983 personnes par le groupe Hansa Research Group. (source: marseamer)

Pour un coût "évité" de 5 Millions d'euros (désamiantage en France moins valeur de la coque), la marque France s'est donc offerte une fabuleuse campagne de communication négative à l'échelle mondiale, coût ridicule si on le compare à celui des futures actions de communication qu'il faudra engager pour "ramener" une image positive du Pays.
L'affaire clemenceau doit devenir un exemple pour la gestion des marques. Régions, communautés, EPCI, villes... des problèmes similaires sont envisageables partout en France, pour tous les risques potentiels, et seule une anticipation et une gestion du risque marketing pourrait permettre d'éviter un impact négatif sur nos marques territoriales.

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* source : greenpeace