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Changer de nom, vous y pensez ?

Des régions, des départements, des villes songent à changer de nom
territoire languedoc roussillon Le languedoc roussillon y a renoncé... après avoir songé pendant un moment à la dénomination "Septimanie"... Bien entendu, le nom Septimanie est historique : La Septimanie était une province gallo-romaine assez proche du découpage du Languedoc actuel, et le languedoc roussillon  ne correspond pas à une réalité historique (le languedoc était en fait le comté de Toulouse). Bel argument... mais bien entendu, qui a donné lieu à une levée de boucliers : Les habitants (septimaniaques ?) les médecins (Septicémie ?) Les sétois (Setimanie) Les sceptiques ... et plus logiquement les marketeurs : A moins d'en être réellement forcés (Comme Danone avec Bio Activia), on ne change pas une marque ayant un potentiel ou une notoriété importante sur un coup de tête. Il suffit de prendre un peu de recul et d'accepter ses différences pour en faire des atouts.
Ainsi, la région Centre qui voudrait changer de dénomination ferait une erreur : c'est une excellente dénomination qui comporte un potentiel important.
Mais qu'en est-il quand la dénomination est réellement problématique ?
territoire provence alpes cote azur La BASSE Normandie est certes moins bien dotée que la Haute Normandie, et les habitants de PACA n'aiment ni leur nom (trop long), ni leur acronyme (pas très joli en effet)...
Et bien, Faites avec, car le plus souvent, le nom possède une notoriété qu'il serait dommage de voir revenir à 0 ! Une identité intelligente permettrait sans doute de résoudre la problématique de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, et de donner un sentiment d'appartenance plus fort aux habitants. Idem pour la basse normandie, qui possède des atouts que d'autres lui envient. Prenez du recul, faites appel à une agence spécialisée...
En étudiant et en renforcant subtilement les valeurs et l'attractivité du territoire, on peut lui offrir une maque enviable et juste, même avec un nom qui ne l'est à priori pas. Tout le monde boit du Coca, et tout le monde est contre la cocaïne...

intercommunalité : 90% des communes !

Adcfl'ADCF (Association des communes de France) vient d'indiquer que 90% des communes - soit prêt de 33.000 communes tout de même ! - représentant 53,5 millions d'habitants faisaient partie d'une communauté ou d'un groupement.

Par ailleurs, un sondage de l'ADCF confirme que le Français apprécient ces regroupement :87% d'entre eux en ont une image positive. La France compte désormais 2.572 groupements intercommunaux à fiscalité propre

La France championne des acronymes !

amenagement territoire La  DIACT, les ZRR, la  DGCL pour les EPCI, la  DIV pour les contrats de ville, les ZUS, la  DGUHC pour les SCOT, les PLH, les PLU, l’INSEE, la DARES, le DESL, la DREES, le DSPES, l’IFEN, le SCEES, la SDES, le SES, le SESSI...
Pour ne citer ici que quelques dispositifs territoriaux et organismes ou services chargés du territoire ou des études.
C'est bien entendu totalement illisible... Petit rappel marketing :
Les acronymes, "à la mode" dans les années 70/80, ne servent à rien sauf à créer une confusion évidente tant les similitudes sont courantes.
Les acronymes signifiants (SOCRATE de la sncf par exemple) ne sont guère plus intelligents : il servent en priorité à rassurer les créateurs de la marque, mais n'apportent quasiment rien aux utilisateurs (qui va se souvenir de la signification de l'acronyme s'il n'est pas explicitement mentionné en baseline ?)
Le résultat : le terme signifiant ou néologisme créé apporte certes quelques valeurs, mais rien en comparaison de ce qu'aurait pu apporter un vrai néologisme créé sans contrainte... Sur l'ensemble des acronymes existants, seulement une dizaine sortent du lot et possède une notoriété assistée : ceux qui sont les plus lisibles, ou ceux qui bénéficient d'un effort de communication (ou d'une visibilité) comme l'INSEE.
Bien sûr, remplacer tous les acronymes par autant de néologisme serait également dommageable; mais à défaut, pourquoi ne pas au moins architecturer correctement les marques existantes, créer des supports intelligents pour les rendre plus lisibles ?  Des suggestions ?

La république Tchèque dynamise son logo

Rtcheque_1 Bien sûr, c'est un peu...surpenant ! L'identité a été conçue pour promouvoir la république à l'étranger. Après des mois de délibérations autour de 400 projets soumis (!!!), c'est donc le logo du studio pragois side2 qui vient d'être sélectionné par un jury composé de designers et de représentants du gouvernement. (source : radio.cz)
Vous avez des commentaires ? (nous, nous en avons juste un : si 400 projets ont été soumis, c'est qu'il n'y a sans doute pas eu d'étude préalable pour "cadrer" la création)... Rtcheque2_1

attractivite des territoires

france amenagement territoire   Ne passez pas à côté de l'essentiel. Si vous pensez que l'attractivité d'un territoire est dûe en bonne partie aux caractéristiques qui le compose et qu'il vous faudra mettre en avant, vous risquez d'occulter ce qu'attendent vraiment les cibles.
Pour attirer de nouvelles entreprises, de nouveaux habitants, de nouveaux capitaux, il n'est pas forcément nécessaire de rouler des mécaniques à force de caractéristiques telles que "le plus grand nombre d'entreprises de tel secteur, le plus grand nombre de jour d'ensoleillement, un cadre géographique privilégié, un patrimoine exceptionnel etc...)
Les décisions d'implantations d'entreprises ou de déménagement  d'habitants se font le plus souvent sur des raisons affectives, abstraites, ou de valeurs perçues. On entend plutôt "J'aime bien la mentalité de telle région" plutôt que "je vais là bas car il y a un grand nombre de musées"...
Certes, ce sont bien des caractéristiques qui séduisent la société (personne morale), mais ce sont bien des dirigeants physiques qui prennent in fine les décisions. Si ceux-ci ne s'identitifent pas immédiatement aux valeurs du territoires (et donc de la communauté qui le compose), il n'y a quasiment aucune chance pour que l'attractivité soit effective. Ainsi, on peut considérer que les structures d'accueil véhiculant les messages à destination des potentiels arrivants occupent une place privilégiée pour transmettre les valeurs du territoires, et doivent donc parfaitement le reflêter. Il faut donc sans doute adopter un discours moins technique, moins rigoureux; adopter un parler franc et sincère. le "bienvenue chez vous" est préférable au "venez chez nous"...

identité sonore des territoires

identite sonore territoire Doit on considérer l’environnement sonore comme un attribut du territoire ?
Murray Schafer, père de l’écologie acoustique, défini le paysage sonore comme « une combinaison de matériau et d'activité humaine. »
Les chercheurs ont identifiés qu’il existait bien un véritable « paysage sonore » pour chaque territoire géographique ; restreint cependant.
Un cycle sonore qui rythme la vie et modèle sans doute en partie les populations.
Murray Schafer dresse les « portraits sonores » de chaque territoire, ville, village. Il a découvert que "plus un son est ancien, plus il est aimé ; plus il est récent, plus il est craint et peut engendrer des phobies" source Le Monde 16.01.2006
Les citadins comme les villageois "ont besoin d'ancres sonores" qui constituent autant de repères. Ainsi, bon nombre d’exemples ont démontré qu’un environnement sonore, s’il peut être bien entendu nuisible, peut devenir également indispensable. Un villageois qui n’entendrait plus les cloches de l’église voisine aurait ainsi...du mal à s’endormir. Murray Schafer s'attache à déterminer les bruits dominants et les marques sonores engendrées par l'activité humaine.
Si ces études ne sont compatibles qu’avec des territoires de faible surface (une ville de quelques milliers d’habitants tout au plus, ou un territoire rural un peu plus important), leur résultat pourrait sans doute permettre de mettre en avant un nouvel attribut intéressant pour un territoire.